Graphismes : 15/20
Plus éclectique que les premiers volets, Project Origin alterne entre beaux effets visuels et textures très moyennes. Les décors restent toutefois beaucoup plus nombreux même si la progression est toujours aussi linéaire. Beaucoup plus gore que ses prédécesseurs, le titre utilise la plupart des ennemis et armes (dans des designs diffèrents) des précédents volets tout en s'inspirant par moments de Condemned.
Jouabilité : 16/20
Plus axé grand public que ses aïeuls, F.E.A.R. 2 n'en propose pas moins des gunfights aussi intenses. Cependant, les actions contextuelles sont plus ou moins bien utilisées et la linéarité de l'aventure pourra en rebuter certains même si au final elle permet à la mise en scène d'être plus oppressante. Le choix du viseur changeant de couleur lorsqu'on cible un ennemi qui devient également phosphorescent en mode Ralenti, est également assez étrange d'autant que la jouabilité est déjà très bien calibrée à la base.
Durée de vie : 12/20
Pour venir à bout des sept intervalles découpés en 14 chapitres, il vous faudra entre 10 et 12 heures maxi. Optez donc dès le départ pour le mode Difficile vu que le jeu reste très abordable grâce au Ralenti. Le mutlijoueur, pour 16 petits fragueurs, vient rallonger la durée de vie même si avec ses six modes très classiques (Deathmatch, CTF, Contrôle...), il ne surprendra personne.
Bande son : 16/20
Dans la droite lignée de son aîné, Project Origin préfère les ambiances musicales discrètes (à une exception hard-rock près) aux grandes envolées cuivrées. Si le résultat ressemble énormément au score du premier F.E.A.R., il reste toujours aussi efficace de même que le doublage français, impliqué et appliqué.
Scénario : 12/20
On attendait beaucoup du scénario de Project Origin qui en fin de compte s'avère décevant. L'histoire de Project Origin ressemble à s'y méprendre à celle du premier F.E.A.R., très peu de nouveaux éléments apparaissent et si le tout est mieux amené avec une fin réussie, le scénario aura du mal à convaincre le baroudeur rompu aux précédents volets. A l'inverse, la mise en scène, elle, s'avère bien plus élaborée et immersive grâce à une réalisation très inspirée.
Note Générale : 15/20
Après maintes péripéties liées aux droits de l'oeuvre, Project Origin aura enfin étendu son noir manteau sur nos machines. Le résultat, toujours aussi dynamique et torturé que ses aïeuls, aura toutefois de quoi étonner. Sorte de copier-coller du premier volet, au scénario assez quelconque, Project Origin a malgré tout de quoi convaincre, à commencer par des gunfights jouissifs et une mise en scène très habile. Sans être définitif, ce volet s'avère prenant et même parfois flippant.